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Devoir de discrétion

Marlyse E. Etter revient sur le motif que Jean-Luc Godard aurait invoqué pour recourir à EXIT.
Décès

En tant que membre d’Exit, je m’étonne et suis triste d’apprendre par plusieurs organes de presse dans leur édition du 17 septembre que Monsieur Jean-Jacques Bise, coprésident de l’association Suisse romande, juge opportun de «rectifier» le motif que Jean-Luc Godard aurait invoqué pour recourir à Exit, soit son épuisement.

Cette rectification médiatique ne contrevient-elle pas aux principes qu’Exit déclare compter parmi ses fondements? En appeler publiquement au diagnostic médical, non seulement me paraît particulièrement indélicat, mais constitue une régression dans les objectifs poursuivis. Par exemple, dans la brochure No 71, octobre 2019, page 30, Exit revendique l’assistance aux seniors «fatigués de la vie» et propose même d’envisager à terme l’administration sans ordonnance médicale de la substance létale.

Etait-il dès lors nécessaire voire utile de s’appuyer sur la disparition d’une telle personnalité pour jouer les consultants auprès de parlementaires français? Il me semble que Jean-Luc Godard, homme engagé, généreux, immensément attentif aux injustices, a droit au devoir de discrétion et au respect du vocable de son choix.

Marlyse E. Etter,
Genève

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