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Le père de ses mots

Pour son Voyage vers l’innommable, qui transcende le témoignage en littérature, Christine Angot a reçu le Prix Médicis. Mérité?
Le père de ses mots
Au bout de sa complainte en spirale, il y a "Le Voyage dans l’Est", ­roman-vérité qui affronte l’inceste avec courage et précision. RACHAEL WOODSON
Roman

Il faut revoir cette scène où Christine Angot, prise dans une tempête médiatique après la parution de L’Inceste (1999), remonte à l’échafaud sur le plateau de Thierry Ardisson, qu’elle finira par quitter sous les ricanements goguenards. Malaise télévisuel. Après avoir longtemps été accueillie par un silence compact, son œuvre éclatait alors au grand jour, attirant une déferlante ­critique d’une rare (et très mâle) méchanceté visant l’égotisme, voire l’exhibitionnisme de cette

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