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Où nous emmène-t-on?

Suzanne Haenny se montre sceptique sur les possibilités d’un monde meilleur post-épidémie.
Pandémie

Vous évoquez le «monde d’après» le coronavirus, qui serait différent. Depuis toujours, la confrontation pour la défense d’un monde «meilleur» n’en est pas une puisque ce sont deux mondes qui ne se rencontrent jamais: d’un côté c’est le monde des affaires, juteuses si possible, et de l’autre celui des idées plus justes à défendre.

Comment imaginer avoir le dessus avec des rêves d’idéal déconnecté? Ils me font sourire, ceux qui croient encore changer le monde en défendant des idées.

N’y aurait-il pas un autre moyen pour contrer le monde impitoyable des affaires? Pour se battre à armes égales, espérer avoir quelque chance de résultat en se confrontant sur un terrain qui ne soit pas miné?

Je prends l’exemple du vaccin anti-corona Pfizer. Comment peut-on accepter que soit mis sur le marché un vaccin qui exige une température de conservation de -80° C? Cela suppose la fabrication accélérée de congélateurs très gourmands en matières premières (énergie grise) et en énergie tout court pour maintenir ces températures. Et quels pays peuvent se l’offrir? Ceux qui en ont les moyens, bien sûr. Et qu’en fera-t-on après? Et bien, c’est la voie royale pour développer les «vaccins» anti-tout (cancer, Alzheimer, etc).

Je vous rappelle au passage qu’un vaccin se définit comme «un agent antigénique administré dans le but de développer une immunité adaptative contre un agent infectieux».

Où nous emmène-t-on malgré nous?

Les idéalistes m’apparaissent toujours plus comme de gros naïfs… dont je fais partie.

Suzanne Haenny, médecin retraitée

Yverdon-les-Bains

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