Lecteurs

Pour la santé des futurs locataires

Arlette Ribaux répond au récent courrier de Dominique Legast.
Construction

Pour faire suite à votre courrier du lecteur du 28 juillet, je tiens à vous dire que je vous comprends et vous soutiens totalement. Cependant il faut préciser que si l’on construit plus haut avec des logements diminués en hauteur et en surface empilant ainsi plus de personnes, si on construit des ghettos bien fermés, si à Lancy Pont Rouge on crée des logements le long des voies CFF avec des fenêtres «imperméables» au bruit mais ne pouvant absolument pas s’ouvrir, ce n’est pas pour le bien-être des futurs locataires, ni pour leur santé mentale et physique. Non on ne construit pas des lieux de vie, on construit des lieux de profits maximums. Mais évidemment on veut nous faire croire le contraire, on prend vraiment les citoyens/locataires pour des andouilles.

Je me demande si les architectes qui ont conçu ce projet insensé aimeraient vivre dans ce futur ghetto. A l’instar de quartiers urbains ou péri-urbains, (si rien ne change) il faudra assez vite créer des postes de médiateurs en tous genres, d’assistants sociaux pour maintenir cette poudrière en devenir. Les concepteurs n’apprennent pas de leurs erreurs passées, car comme oncle Picsous le sigle $ est inscrit dans leurs yeux, la vision économique occulte les visions sociale et humaine.
Oui, une majorité de la faible participation des votants a accepté la densification du canton, mais ce n’était pas une carte blanche pour faire n’importe quoi n’importe comment. On attendait un peu de bon sens de nos élus, qu’ils ne cautionnent pas des projets irrespectueux des personnes et de la nature par exemple.

Quant à M. Hodgers, s’il était crédible comme candidat Vert, il l’était déjà beaucoup moins lors de sa réélection (pour moi et pas mal de mes connaissances et amis qui n’ont pas revoté pour lui).
Chère Madame, je souhaite que vos propos soient lus et entendus et que toutes les revendications contre ce projet aient gain de cause. Il faut lutter pour le respect la nature, pour le respect de l’humain et la santé des futurs locataires. Il faut lutter pour des lieux de vie saine et bonne.

Arlette Ribaux,
Genève

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