Lecteurs

Il faut réfléchir à une autre échelle

Séverin Brocher réagit à la page «Invité» parue le lundi 14 juillet 2020.
Aménagement

Pour faire suite au plaidoyer pour la construction des Vernets du conseiller d’Etat écologiste Antonio Hodgers je déplore son niveau d’analyse, car il est plus qu’urgent de réfléchir à une autre échelle.

En effet, de nombreuses petites villes et villages en Europe se dépeuplent. De nombreuses habitations restent vides, de même que des zones industrielles. Ainsi nous gaspillons des infrastructures existantes en les abandonnant.

Alors ne devons-nous pas mieux répartir sur le territoire européen, ou national, déjà les activités économiques?

Il faut savoir que de nombreuses régions se vident de leurs habitants, n’ont plus accès à des services publics corrects, etc., alors que Genève détruit son paysage et épuise ses ressources naturelles (eau, nappe phréatique, sol, arbres, etc.).

Il faut savoir que toute ville de plus de 300’000 habitants voit ses problèmes augmenter de façon exponentielle (bouchons, incivilités, sécurité, pollutions, distance entre le pouvoir et les administrés, etc.).

Un développement durable signifie «équilibre entre le social, l’écologie et l’économie»; or, ce n’est nullement le chemin que le conseiller d’Etat nous fait prendre avec ses tours de bureaux… Il devrait se battre pour bloquer l’arrivée sans cesse de nouvelles entreprises qui nous coûtent plus cher qu’elles ne ­rapportent (construction d’écoles, extension des hôpitaux, de routes, de transports divers, disparition des sols, promiscuité aiguë engendrant des ­problèmes de vivre ensemble, etc.)!

Donc à son programme d’un changement de paradigme, soit la création d’une métropole, il faut répondre que son discours est tout sauf «écologiste», mais s’inscrit dans une vision expansionniste et affairiste de bétonneurs à court terme!

Séverin Brocher,
Genève

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