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Babel, le grand malentendu

Traduire, pour renouer le dialogue entre les peuples? C’est aussi faire violence, rappelle Tiphaine Samoyault dans un essai percutant à la croisée de la littérature et du politique.  
Babel, le grand malentendu
"La Tour de Babel" par Bruegel l’Ancien, vers 1568. Musée Boijmans Van Beuningen, Rotterdam/Google Arts & Culture
Langues

Ah que tout était bien avant Babel, en ces temps bibliques où l’homme parlait à l’homme d’une même langue universelle. Avant cet orgueil venu défier le divin, avant la grande dispersion du langage. Avant le grand malentendu. Bientôt levé, nous promet-on! Avec des algorithmes qui demain se loveront dans le creux de notre oreille pour traduire la parole de l’autre, déchiffrer l’altérité, aplanir la différence. La traduction pour renouer le

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