Suisse

Chômage partiel chez Tamedia

Tamedia souffre du recul de la publicité
TX Group explique la chute de sa rentabilité du fait d'investissements ciblés dans le développement des places de marché numériques et dans la transformation des médias payants. KEYSTONE
Presse

Tamedia compte recourir au chômage partiel. La décision a été annoncée hier dans un courriel signé par les directeurs Marco Boselli et Andreas Schaffner. «Nous allons réduire la charge de travail de toutes les collaboratrices et tous les collaborateurs d’au moins 10% ou sensiblement plus lorsque cela est possible», indique le courriel. Et de préciser que tous les collaborateurs concernés «verront également leur salaire réduit». Réductions qui ne dépasseront pas 11,3%, indépendamment de la diminution de la charge de travail.

«C’est un gros coup de massue sur la tête des journalistes. Et cette décision unilatérale intervient alors même que nous donnons notre maximum pour informer les gens au mieux de l’épidémie qui sévit en Suisse», réagit une source interne aux rédactions romandes de Tamedia. Et d’ajouter, «il est clair que le contexte est compliqué, mais annoncer cela par courriel sans concertation… ce sont des méthodes très lourdes humainement.»

Impressum se dit «choqué» de la décision prise sans passer par la «procédure de consultation des rédactions prévue dans la CCT romande de la presse écrite». Le syndicat demande que la question soit discutée avec les partenaires sociaux et les rédactions. TX Group envisage d’introduire cette mesure à partir du 23 mars jusqu’à nouvel ordre. Le nombre de collaborateurs concernés n’est pas encore déterminé. Les personnes concernées seront informées par courrier. Les réductions de salaire s’appliqueront dès le 1er avril. Les directeurs avertissent, qu’en cas de refus, le supérieur ou l’entreprise seront amenés à décider s’il y a lieu de maintenir le poste ou pas.

 

Cet article est paru dans La Liberté.

Suisse Igor Cardellini Presse

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