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DES sources D’ÉNERGIE renouvelables

Pascal Lenzin souhaite apporter un complément à l’article sur l’étude de l’Institut Paul Scherrer au sujet de l’empreinte écologique des voitures de tourisme paru le 5 février.
Mobilité

L’Institut Paul Scherrer a examiné l’écobilan de différentes technologies de propulsion et est parvenu à la conclusion que l’électromobilité surpasse toutes les autres. L’étude mandatée par l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) accorde également de bonnes notes à la mobilité au GNC (gaz naturel et biogaz).

Elle a deux points positifs majeurs: d’une part, elle base ses calculs sur les émissions de CO2 des véhicules pendant toute leur durée de vie et, d’autre part, elle tient compte du fait que le GNC suisse contient actuellement 22,4% de biogaz en moyenne. Cela rend la conduite au GNC très écologique.

Toutefois, l’étude ne reflète pas le fait que bon nombre des quelque 150 stations-service de gaz naturel et de biogaz suisses permettent d’ores et déjà aux automobilistes qui le souhaitent de faire le plein avec jusqu’à 100% de biogaz. Le biogaz est issu de la fermentation de déchets organiques et son bilan carbone est pratiquement neutre. En effet, la quantité de dioxyde de carbone qui sort du pot d’échappement a auparavant été prélevée dans l’atmosphère lors de la fermentation. Le biogaz permet donc une mobilité respectueuse du climat même avec le moteur à combustion. Parce que nous ne devons pas oublier une chose: la neutralité carbone d’une voiture, même 100% électrique, n’est donnée que si le courant provient de sources renouvelables.

Pour réaliser les objectifs climatiques, nous avons besoin de toutes les technologies de propulsion disponibles: électrique, mais aussi GNC et, dans un futur proche, des piles à combustible et des carburants de synthèse. Le seul facteur décisif est que l’énergie provienne de sources renouvelables.

Pascal Lenzin, coordinateur national «Gaz naturel/biogaz comme carburant»

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