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La recherche serait paralysée

Sabine von der Weid invite à rejeter l’initiative populaire 164 «Pour un meilleur contrôle de l’expérimentation animale».
Médecine

Il est insupportable, pour la grande majorité d’entre nous, de voir ou de faire souffrir des êtres vivants, qu’il s’agisse d’animaux ou d’êtres humains. Pour la grande majorité d’entre nous également, tout doit être entrepris pour atténuer les souffrances, et cela de manière éthique et dans un cadre légal et contrôlé. Tel est le cas en Suisse qui dispose de la législation la plus sévère et la plus complète du monde; elle offre ainsi des garde-fous suffisants pour rejeter l’IN 164 visant, selon ses auteurs, à un meilleur contrôle de l’expérimentation animale.

Ce non à l’IN164 se justifie d’autant plus qu’elle accorderait à chaque membre de la commission cantonale le droit de recourir contre toute autorisation d’expérimentation; or ce droit ne manquerait pas de paralyser toute recherche visant notamment à trouver de nouveaux traitements susceptibles d’atténuer les souffrances de chacun d’entre nous. L’Académie suisse des Sciences médicales rappelle à cet égard que les animaux ont droit au respect de leur dignité, ce qui exige de la part des scientifiques «le devoir de montrer la nécessité et le bien-fondé de toute expérience et de l’évaluer au moyen d’une pesée des intérêts mis en jeu».

Dès lors, sachant que nous disposons déjà, à Genève, d’une commission cantonale composée de personnalités compétentes et sensibles à la cause animale, et qu’aucun médecin ne prescrirait un médicament qui n’aurait pas fait l’objet d’une recherche préalable, on ne peut que s’opposer à une initiative qui paralyserait le monde de la recherche et réduirait de manière sensible les progrès dans le secteur de la médecine, secteur qui nous touche tous sans exception.

Sabine von der Weid,
Veyrier (GE)

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