Lecteurs

La tête dans le sable

Catherine Choffat pense qu’il est temps de secouer un peu les mentalités.
Climat

Si certaines conclusions du dernier rapport du GIEC sont moins alarmistes que ce que nous pouvions attendre, il n’en demeure pas moins que la situation est très grave, davantage en Suisse encore que pour le reste de l’Europe.

Et pourtant on fait comme si on pouvait se contenter d’hypothétiques mesures à venir: on ronronne, on s’inquiète de savoir si nous aurons assez de voitures électriques pour satisfaire chacun, si les amateurs de 4X4 ou de diesel ne seront pas frustrés. Il en est allé ainsi avec certains intervenants de l’émission Forum du mercredi 10 octobre sur la RTS consacrée à ce sujet.

Comment secouer les mentalités, comment sortir du contexte pour imaginer d’autres scénarios, pour changer de paradigme. Un monde sans voitures entraînerait une refonte totale de nos modes de vie, ne faudrait-il pas s’y préparer avant d’être brutalement confrontés à une pompe à essence à sec et des taxes exorbitantes? Comme l’a justement fait remarquer un intervenant de la dite émission: maintenir les postes de travail est un objectif louable, mais quand la vie elle-même est compromise, quelle est la priorité?

Comme on sait, un travail sur soi est le premier échelon de toute transformation. Je propose de fédérer les partisans du «sans voiture» et leur donner assez de visibilité pour que les politiques puissent compter sur leurs voix en affichant un tel objectif. Si on diminuait le parc automobile de moitié ne serait-ce pas une belle réussite? Utopie ou cauchemar programmé? A vous de choisir!

Catherine Choffat, Grandcour (VD)

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