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Mobilisation

Bernadette Bourdin Trunz s’interroge sur la politique genevoise en matière d’aménagement et de logement.
Logement

Monsieur Pagani aurait-il trop d’argent dans ses caisses pour ouvrir des chantiers un peu partout et enlaidir des places publiques ou remplacer des jeux qu’on aimait bien? Après les murs en béton montés devant l’église de Sainte-Clotilde, là où il y avait du vert, c’est au tour des jeux du parc des Bastions qu’on voit disparaître pour faire place à quoi et pourquoi?

A cela s’ajoutent des grues qui fleurissent de partout et qui sont plus le reflet de spéculation immobilière hyperactive que d’une réponse au problème chronique qu’est la crise du logement. Car comble du comble, la ville se pare d’affiches toujours plus nombreuses indiquant des «bureaux à louer», on apprend que des immeubles sont vides depuis de nombreuses années comme au 40 rue de la Coulouvreunière et on note de nombreuses adresses aux volets clos comme le bâtiment de la Loyd’s Bank en plein cœur de la ville au 1, place Bel Air, sans compter bien sûr toutes les surfaces vides dont on n’a pas connaissance.

Alors comment s’étonner que les Genevois fassent ressortir leur réputation de râleurs? Car si nous étions de vrais râleurs, juste nous plaindre nous satisferait, or il n’y a jamais eu de mobilisation aussi forte qu’aujourd’hui pour dire «marre»: sur les réseaux sociaux, dans la rue, ou dans les médias comme au travers du présent courrier. A bon entendeur, merci.

Bernadette Bourdin Trunz, Genève

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