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Laissons la porte ouverte aux options

Didier Bonny invite à refuser les deux projets au sujet des Fêtes de Genève le 4 mars prochain.
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Après deux échecs financiers retentissants, près de dix millions de déficit lors des deux derniers exercices cumulés, Genève Tourisme a pris la seule décision qui s’imposait pour cette année 2018: pas de Fêtes de Genève, mis à part le feu d’artifice, pour éviter un nouvel échec ou, si l’on ose dire, une nouvelle «défêtes».

Il est temps de tout mettre à plat et de réfléchir au concept des Fêtes de Genève en n’évitant aucune question, y compris celle de leur existence. C’est la raison pour laquelle il faut voter deux fois non le 4 mars, car les deux projets qui sont proposés au peuple sentent la naphtaline: se focaliser sur le nombre de jours, en y ajoutant la place des forains, est un débat du siècle passé.

Genève regorge d’activités pendant l’été, plus diverses les unes que les autres: n’est-ce pas cela les Fêtes de Genève plutôt que cette manifestation centralisée qui au fur et à mesure des années est devenue une foire sans âme avec beaucoup de nuisances pour le voisinage? Ne faut-il pas capitaliser sur ce qui existe déjà en y ajoutant un ou, pourquoi pas, plusieurs feux d’artifices à l’image de ce qui se fait à Montréal durant juillet-août?

Ce qui est certain, c’est qu’en disant deux fois non le 4 mars les électrices et électeurs de la Ville de Genève laisseront la porte ouverte à toutes les options alors qu’en votant oui à l’initiative et/ou au contre-projet, ils figeront un concept qui a fait son temps.

Didier Bonny, candidat les Verts au Grand Conseil

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