Lecteurs

Un peu de nature sur le béton ?

Ivan Ardizzone défend la construction d’écoquartiers qui prennent en compte la nature environnante.
Aménagement

Un bel écoquartier devrait naître ces prochaines années aux communaux d’Ambilly (Thônex).

Pourtant, des centaines d’arbres sont abattus en ce moment même dans ce domaine où se trouve l’hôpital psychiatrique des HUG. La raison? Un maillon routier à cinq voies va remplacer toute cette variété d’arbres qui vivent pour certains depuis plus d’un siècle. Les patient-e-s de l’hôpital ne pourront plus profiter d’une balade dans la forêt et devront se satisfaire des gaz d’échappements.

De nombreux animaux vivent dans cette étendue et ne savent déjà plus où s’abriter. Des lièvres, des écureuils, des chouettes, des buses, et également de nombreux batraciens, espèces normalement protégées en Suisse. Aucune mesure n’a été prise pour les préserver. Pourquoi ne pas concrétiser les autres alternatives proposées par les habitant-e-s? Avons-nous peur des arbres? Oublions-nous qu’ils produisent de l’oxygène et qu’ils filtrent la pollution de l’air? Est-ce une utopie d’imaginer des écoquartiers où la nature ferait encore partie de notre environnement et prendrait une petite place sur le béton? Personnellement, j’y crois. Et je sais que c’est le seul avenir concevable pour les futures générations.

Ivan Ardizzone, co-président des Jeunes Vert-e-s, Genève

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