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Moins de bruit, vraiment?

Anne-Lise Robert réagit à des propos tenus durant une émission de la RTS.
Nuisances

A propos de l’émission Temps Présent du 25 janvier consacrée au bruit, j’aimerais revenir sur les propos tenus par M. Schneider, directeur de l’aéroport de Genève, lorsqu’il dit, je cite: «(…) Et on a fortement réduit le trafic aérien après 10 heures (22h). Pour tout ce qui se passe après 10 heures (22h), on doit prendre des précautions supplémentaires. Nous envisageons aussi de limiter le type d’avion qui pourra encore venir à ces heures-là, en tout cas pour des gros porteurs, en imposant des types d’avion qui font au fond beaucoup moins de bruit.».

Je suis la personne de Vernier qui, au cours de l’émission, affirme que les vols de nuit sont en augmentation. Alors, qui, de M. Schneider ou de moi-même, dit vrai?

En s’appuyant sur les statistiques de l’aéroport, on constate que c’est moi. Pour la période qui va de janvier à avril 2017 (reportage), l’augmentation des vols de nuit a été de 1,2% sur 2016, et pour l’année entière 2017 de 1.7%, malgré une augmentation du trafic total de seulement 0.49%.

En ce qui concerne les gros porteurs, il suffit de regarder les mesures de bruit des stations de l’ARAG pour se rendre compte qu’un gros avion qui décolle avec 300 passagers pour un vol de plus de 10 heures (l’Asie ou l’hémisphère sud) fera beaucoup de bruit, quelle que soit sa classe de bruit.

Finalement, M. Schneider omet d’annoncer les conséquences que la fiche genevoise du PSIA (Protocole réglant le trafic aérien à Genève jusqu’en 2030) aura sur les riverains. Cette fiche PSIA montre clairement qu’il est prévu d’augmenter le trafic aérien, notamment de nuit, sur décision de l’Office fédéral de l’aviation civile. Alors, une diminution, vraiment?

Anne-Lise Robert, Vernier

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