Arts plastiques

De l’art made in prison

À Fri Art, en exposant une série d’objets produits par des détenus, l’artiste étasunien Cameron Rowland interroge l’héritage esclavagiste du système carcéral de son pays.
Photo prétexte: un savon produit par Corcraft DR
Fribourg

C’est le principe de l’iceberg: à la Kunsthalle Fri Art, l’exposition «Indirect Benefit» de Cameron Rowland présente peu d’œuvres, mais ces dernières recèlent une importante épaisseur conceptuelle. «Elles fonctionnent un peu comme les pièces d’un musée d’histoire», commente Balthazar Lovay, directeur artistique du centre d’art. Des objets contemporains chargés d’un lourd héritage: celui de l’esclavagisme et de sa transformation post-abolition, dont l’univers carcéral américain continue de tirer profit. Car lorsque les

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