Un Avril rouge d’incertitudes pour les paysans sans terre

BRÉSIL • Comme chaque année en avril, un cri parcourt le pays, scandé par une marée de paysans coiffés de casquettes rouges : « La réforme agraire, tout de suite ! »

Dans les campagnes brésiliennes, avril est «rouge» depuis le tristement célèbre massacre d’Eldorado de Carajas – le 17 avril 1996, 19 membres du Mouvement des travailleurs ruraux sans-terre (MST) y tombaient sous les balles de la Police militaire de l’Etat du Para (Nord du pays). Dix-sept ans plus tard, c’est un sentiment d’urgence qui domine les manifestations: au sein du MST, mais aussi des autres organisations paysannes, s’installe la prise de

Pour lire la suite de cet article

Vous êtes déjà abonné? Connexion

Abonnez-vous
A partir de 9.50 / mois
je m'abonne
Testez-nous
3.- pour un jour

Connexion